Préparer un tournage vidéo d’entreprise : 7 points à cadrer avant le jour J

Une vidéo réussie ne dépend pas uniquement de ce qui se passe derrière la caméra. Objectif, personnes à filmer, planning, contraintes du lieu ou validation des images : une bonne partie du travail se joue avant le tournage. Plusieurs expériences clients vérifiées par Zéro Doute permettent d’identifier les points à cadrer pour éviter les incompréhensions et faciliter le travail le jour J.

Jérémy PAUPY
Portrait d'Elvis CANCY, fondateur de Can See Productions

En bref

Pour bien préparer un tournage vidéo d’entreprise, commencez par définir ce que la vidéo doit permettre de comprendre ou de montrer. Listez ensuite les scènes importantes, les personnes nécessaires, les contraintes du lieu et la date à laquelle le contenu doit être disponible. Prévoyez aussi ce qui se passe si une séquence devient impossible à tourner. Enfin, clarifiez avec le prestataire son niveau d’autonomie et les limites exactes de la prestation. Les expériences clients analysées par Zéro Doute montrent qu’un cadrage clair facilite autant la création que la gestion des imprévus.

Ce que plusieurs tournages réels nous apprennent

Les tournages ne se ressemblent pas.

Pour Vélocité de l’Angoumois, la préparation de plusieurs capsules vidéo avait commencé bien avant le jour du tournage. Les dates, les disponibilités des participants et le rythme de publication avaient été anticipés.

Nature Sensation Aventure avait surtout un besoin de départ : présenter les activités du parc. CAN SEE PRODUCTIONS a ensuite participé à la transformation de cette idée en scénarios et en séquences à filmer. Lorsque certaines prises n’ont pas pu être réalisées le jour prévu, une nouvelle journée a été organisée.

Dans un autre contexte, Lulu Communication faisait filmer une soirée dont le déroulement n’était pas minuté à la minute. Une fois le besoin préparé en amont, la captation a pu être gérée de façon autonome pendant l’événement.

Enfin, l’expérience de Marlène rappelle un autre point utile : une prestation comprenant à la fois de la vidéo et de la photo doit être précisément délimitée, notamment lorsque les conditions techniques sont difficiles.

Ces situations sont différentes, mais elles font ressortir les mêmes besoins de préparation.

1. Commencer par l’objectif de la vidéo

La première question n’est pas : « Qu’allons-nous filmer ? »

C’est : « À quoi cette vidéo doit-elle servir ? »

Présenter une entreprise, montrer un savoir-faire, annoncer un événement, expliquer une activité ou recueillir des témoignages ne conduit pas au même tournage.

Un objectif clair aide le prestataire à choisir les images utiles et à éviter d’accumuler des séquences qui ne serviront finalement pas.

Vous n’avez pas besoin d’arriver avec un scénario terminé. Nature Sensation Aventure avait défini ce qu’elle souhaitait montrer. Le travail de scénarisation a ensuite permis de transformer ce besoin en contenu réalisable.

Avant le premier échange, essayez donc de résumer votre objectif en une phrase simple.

2. Identifier les scènes indispensables

Une fois l’objectif fixé, distinguez ce qui est indispensable de ce qui serait simplement intéressant à filmer.

Par exemple, pour présenter une activité, certaines démonstrations ou certains lieux peuvent être essentiels. D’autres images pourront être ajoutées uniquement si le temps le permet.

Cette hiérarchie devient particulièrement utile lorsqu’un imprévu survient.

Dans le projet de Nature Sensation Aventure, certaines prises n’ont pas pu être réalisées comme prévu. Le projet n’a pas été remis en cause : les séquences manquantes ont été reprogrammées.

Préparer cette liste en amont permet donc de savoir ce qui peut être supprimé, déplacé ou reporté sans perdre le sens de la vidéo.

3. Prévenir et préparer les personnes qui seront filmées

Dans une vidéo d’entreprise, les personnes devant la caméra ne sont généralement pas des comédiens.

Un salarié, un bénévole, un dirigeant ou un client peut être très à l’aise dans son métier et beaucoup moins lorsqu’une caméra apparaît.

Le tournage de Vélocité de l’Angoumois impliquait directement des membres de l’association dans plusieurs capsules. Leur participation faisait donc partie intégrante de la préparation.

Avant le tournage, indiquez clairement aux participants ce qui est attendu : parler face caméra, réaliser un geste métier, participer à une scène ou simplement apparaître dans l’environnement.

Il est également utile de réserver un peu de temps pour les répétitions, les hésitations ou plusieurs prises. Un planning qui suppose que tout sera réussi immédiatement est rarement le plus confortable.

4. Construire le calendrier à partir de la date de diffusion

Si la vidéo doit accompagner un lancement ou un événement, ne commencez pas par choisir arbitrairement une date de tournage.

Partez plutôt de la date à laquelle la vidéo doit être publiée.

Il faut ensuite remonter dans le temps pour prévoir le montage, les éventuelles corrections, le tournage et sa préparation. C’est ce qu’on appelle un rétroplanning, c’est-à-dire un calendrier construit en partant de l’échéance finale.

Le projet de Vélocité de l’Angoumois illustre cette logique : le rythme des futures publications faisait partie des éléments utilisés pour organiser le travail en amont.

Cette méthode évite surtout de découvrir trop tard qu’une vidéo terminée après l’événement auquel elle devait servir n’a plus beaucoup d’utilité.

5. Prévoir ce qui peut mal se passer

Préparer un tournage ne signifie pas chercher à supprimer tout imprévu. C’est impossible.

Il faut plutôt décider à l’avance lesquels pourraient réellement bloquer le projet.

Que se passe-t-il si une personne est absente ? Si une activité ne peut pas avoir lieu ? Si la météo change ? Si une partie du lieu devient inaccessible ?

Certaines séquences peuvent être remplacées. D’autres peuvent nécessiter une nouvelle date.

Sur un événement peu minuté comme celui de Lulu Communication, la capacité du prestataire à travailler avec le déroulement réel de la soirée était particulièrement importante. Dans le cas de Nature Sensation Aventure, la solution a été de revenir tourner les images manquantes.

Le bon plan B dépend donc du type de projet.

6. Définir précisément le périmètre de la prestation

« Faire des images » peut désigner des prestations très différentes.

Vidéo, photographie, interviews, son, montage ou formats pour les réseaux sociaux ne demandent pas exactement le même matériel ni les mêmes compétences.

L’expérience de Marlène avec CAN SEE PRODUCTIONS est intéressante sur ce point. Le rendu vidéo a été jugé très réussi, tandis que la partie photo réalisée dans un environnement sombre a été moins convaincante. La limite avait été évoquée en amont, mais ce retour montre l’intérêt de préciser encore davantage ce qui constitue le cœur de la prestation.

Si votre projet mélange plusieurs besoins, demandez clairement lesquels sont maîtrisés dans les conditions prévues.

Mieux vaut identifier une limite avant le tournage que la découvrir en regardant le résultat.

7. Décider du niveau d’autonomie attendu

Dernier point : souhaitez-vous piloter le tournage en permanence ou pouvoir laisser le prestataire travailler une fois le projet cadré ?

La réponse dépend du contexte.

Lors de la soirée de Lulu Communication, la possibilité de laisser la captation se dérouler sans devoir s’en occuper pendant l’événement représentait un avantage concret.

Pour obtenir cette autonomie, le travail préparatoire compte beaucoup : les attentes, les moments importants et les personnes à filmer doivent avoir été suffisamment expliqués.

À l’inverse, certains projets créatifs nécessitent davantage d’échanges pendant le tournage.

Le plus important est donc de définir les rôles : qui décide lorsqu’une situation change ? Qui peut modifier une séquence ? Qui doit être consulté ?

Faut-il tout préparer soi-même avant de contacter un vidéaste ?

Non.

Une entreprise peut parfaitement arriver avec un objectif et quelques contraintes seulement. Une partie de la valeur d’un professionnel réside justement dans sa capacité à transformer ce besoin en projet réalisable.

Des outils ou l’intelligence artificielle peuvent également aider à préparer une liste de scènes, organiser des idées ou construire un premier planning.

Ils remplacent moins facilement la connaissance du lieu, la gestion des personnes, les contraintes techniques et les décisions prises pendant le tournage.

Le bon niveau de préparation consiste donc à connaître votre besoin sans chercher nécessairement à faire vous-même tout le travail du prestataire.

Méthodologie

Ces enseignements s’appuient sur plusieurs expériences clients recueillies dans le cadre des audits Zéro Doute de CAN SEE PRODUCTIONS. Les situations ont été comparées pour identifier des enseignements pratiques de préparation, y compris lorsqu’un retour faisait apparaître une limite ou un point de vigilance.

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